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 [Généralités sur le Cheval]

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Angéla_
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MessageSujet: [Généralités sur le Cheval]   Dim 11 Nov - 16:34

I. Classification, dénomination et histoires de l'espèce


Étymologie :

Cheval à robe pieLe mot cheval vient du latin vulgaire caballus, d'étymologie incertaine mais avec une origine gauloise probable, qui a d'abord désigné un cheval hongre ou un mauvais cheval. Les principaux dérivés du mot cheval sont chevalier, chevalière, chevalerie, chevaleresque, chevalin, chevaucher, chevalet, cavale, cavaler, cavalier, cavalerie et cavalcade.

D'autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien ἵππος (híppos, de la racine indo-européenne *ékwos), comme l'adjectif hippique ou le nom hippodrome. Cette racine grecque se retrouve aussi dans Philippe (« qui aime les chevaux »), Hippolyte (« qui délie les chevaux »), hippocampe (« cheval cambré »), hippopotame (« cheval du fleuve »). La boucherie chevaline est également appelée boucherie hippophagique.

Le latin equus a donné de son côté la famille des équidés, le nom équitation et les adjectifs équestre et équine. L'ordre équestre était une classe sociale de la Rome antique descendant des combattants à cheval des premiers siècles de Rome.

L'ancien français nomme la jument cavale.


Histoire de l'espèce

L'histoire récente des équidés est mal connue. Nous ne savons pas en particulier quand a eu lieu la spéciation entre les ânes, les chevaux sauvages (Equus ferrus), les zèbres et le cheval domestique (Equus caballus). Nous ne savons pas si l'espèce cheval domestique résulte d'une sélection opérée par l'homme ou si elle est le fruit de la sélection naturelle. L'espèce semble exister telle quelle depuis quelques milliers d'années.


Catégories de chevaux

Taille comparée entre poney et cheval de selleParmi les nombreux classements possibles, les chevaux peuvent être regroupés en fonction de leur race, par rapport à leur utilisation et à leur taille.


Races

Les racines équines sont nombreuses et variées. Cette grande diversité a pour origine la sélection et les croisements opérés par l'homme sur le cheval domestique, mais aussi la grande capacité d'adaptation de cet équidé face à son environnement.


Le critère principal de distinction entre les races de chevaux et de poneys s'effectue selon la taille de l'animal. Sont considérés comme cheval les individus d'une taille strictement supérieure à 1,48 m au garrot. À l'inverse, sont considérés comme poney les individus d'une taille inférieure ou égale à 1,48 m au garrot. Cette classification est celle adoptée par la Fédération équestre internationale pour permettre une répartition des animaux dans les compétitions.

Cependant, en plus de ce critère nécessaire aux compétitions, une race équine peut être classée comme étant une race de chevaux ou de poneys. Le critère à l'origine de cette typologie est la conformation extérieure de la race. Un individu d'une race donnée ne va pas changer de catégorie à cause de sa taille. Exemple : un individu pur-sang arabe reste toujours un cheval même si sa taille est inférieure à 1,48 m. Il en est de même pour le Camargue, race de cheval relativement petit, ou encore le Falabella qui est considéré comme un cheval malgré sa taille autour de 70 cm car il possède toutes les caractéristiques extérieures d'un cheval.

Voir aussi les paint horses, de magnifiques chevaux.


Hybrides

Un muletLe cheval peut s'hybrider avec d'autres équidés. Le produit d'un étalon et d'une ânesse est un bardot, celui d'un âne et d'une jument est un mulet ou une mule, celui d'une jument et d'un zèbre est dénommé zébrule ou zorse.

Le cheval domestique possède 32 paires de chromosomes (contre 33 paires pour le Cheval de Przewalski). La séquence complète d'un génome de cheval a été établie en 2007, quatre ans après celle de l'être humain.

II. Classification


Classification classique
Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Sous-embr.: Vertebrata
Classe: Mammalia
Sous-classe: Theria
Infraclasse :Eutheria
Ordre: Perissodactyla
Famille :Equidae
Genre: Equus
Nom binominal: Equus caballus


Noms désignant les représentants de l'espèce
Cheval est un terme générique qui désigne en premier lieu l'espèce domestique de Equus caballus, ce qui inclut les races devenues harets comme les mustangs. Les véritables chevaux sauvages, qui ne peuvent pas être domestiqués, appartiennent à plusieurs autres espèces.


Termes généraux
Caractéristique Dénomination
terme générique d'usage courant cheval
adulte femelle reproductrice poulinière
adulte femelle non reproductrice jument
adulte mâle reproducteur étalon
adulte mâle non castré et non reproducteur entier
mâle castré hongre
jeune (terme générique) poulain
jeune femelle pouliche
jeune mâle poulain
poulain né l'année d'avant yearling
poulain né dans l'année en cours foal
cheval de petite taille poney


Termes spécifiques

De nombreux termes familiers, péjoratifs ou anciens désignent aussi le cheval. Parmi les termes péjoratifs figurent notamment bidet, bourrin, canasson, carne, rosse et haridelle. Il est à noter que le mot canasson est souvent également utilisé sans connotation négative pour désigner un cheval sans particularités. Les termes familiers sont dada et coco. Dans les termes anciens se trouvent le mot monture, qui désigne un palefroi pour un messager, et enfin le mot destrier qui nomme une monture de guerre.

Chez les Amérindiens, le cheval est parfois désigné sous le terme de « grand chien ».

En caractère sigillaire, la partie supérieure montre un œil et la crinière du cheval et la partie inférieure, ses pattes et sa queue.

III. Hippologie


Description
Un cheval de selle adulte pèse en moyenne 500 kg, les plus lourds des chevaux de trait peuvent atteindre 1 200 kg. Un cheval vit en moyenne 20 à 30 ans. Les poneys et les chevaux dits « lourds » vivent en moyenne plus longtemps que d'autres races. L'espérance de vie d'un cheval domestique est allongée grâce aux soins prodigués par l'homme, certains chevaux pouvant atteindre les quarante ans.Le record et de 53 ans


Morphologie
Le cheval est un animal quadrupède. Ses membres locomoteurs sont appelés membres et non pattes. Par convention, le cheval se compose de trois parties externes principales :

l'avant-main qui comprend la tête, l'encolure, la poitrine et les membres antérieurs ;
l'arrière-main composé de la croupe, les hanches, les membres postérieurs et la queue ;
le corps qui est la partie centrale.
Le cheval porte une crinière et une queue dont les poils sont appelés crins. Le cheval dispose de 469 muscles qui représentent environ la moitié de son poids.



Robes et taches
La couleur des poils et des crins du cheval constitue sa robe.


Particularités du système pileux

Les chevaux de race Camargue sont le plus souvent de robe blanche (ou grise)
La robe d'un cheval représente la couleur de celui-ci. Les robes sont très variées et sont un moyen d'identification. Aussi font elles l'objet d'une classification réglementée et d'un vocabulaire précis. Le nom des robes est basé sur la couleur des poils et des crins. Il existe de nombreuses dénominations dont les plus couramment rencontrées sont :

blanc: poil et crins blanc ;
alezan : de poils et de crins roux ;
noir : poils et crins noirs ;
café au lait : poils et crins dont la couleur uniforme, est de couleur sable ;
bai : poils marrons, crins et extrêmités noirs ;
isabelle : poils jaunes, crins et extrêmités noirs ;
souris : poils gris, crins et extrêmités noirs ;
gris : mélange de poils blancs et noirs ;
pie : plaques de poils blancs et d'une autre couleur.
La robe de couleur blanche est rare : ce nom est réservé aux robes dont tous les poils et crins sont blancs ainsi qu'une peau rose. La plupart des chevaux qui ont une apparence visuelle blanche ont en réalité une robe grise. Exemple : le Camargue. De la même manière, les chevaux noir sont extrèmement rares. La plupart du temps, la dénomination bai-brun est utilsée.

Les épis sont des zones de directions irrégulières des poils. Leur nombre et leur localisation sont relevés dans le signalement des chevaux afin de permettre leur identification.


Taches

Différents cas possible du marquage de tête
Chaque cheval possède des taches, sur les membres ou sur la tête, dont la taille et la forme sont des facteurs d'identification. Des termes précis existent pour décrire ces taches appelées aussi marques blanches.

La balzane est une tache de poils blancs sur les jambes. Suivant leur taille et forme, elle porte un nom différent. L'en-tête est une tache de poils blancs sur la tête du cheval. Leur forme et étendue leur donne une dénomination. Le ladre est une dépigmentation des naseaux et de la bouche de l'équidé. La liste est une trace verticale parcourant le chanfrein.




Différents cas possible du marquage de tête



différents cas de balzanes


Terminologie : Description :
Balzane
herminures => petites taches noires dans la balzane
trace de balzane => taches qui ne font pas le tour de la jambe
petite balzane=> ne dépasse pas le boulet
grande balzane => monte jusqu’à mi-canon
balzane chaussée=> monte jusqu'au-dessous du genou
(membre antérieur) ou du jarret
(membre postérieur)
balzane haut chaussée=> englobe le genou ou le jarret
En-tête
pelote=> tache ronde sur le front
étoile=> tache dont la forme rappelle une étoile
sur le front
fleur
liste => trace verticale parcourant le chanfrein
étoile prolongée=> étoile et liste attachées
masque
belle face
Liste
continue ou discontinue=> tache ronde sur le front
déviée => tache dont la forme rappelle une etoile
sur le front
fine ou large
belle face => déborde de part et d'autre du chanfrein
herminée => contient des petites taches noires
bordée => la jonction avec le poil coloré n'est pas franche
boit dans son blanc => blanc qui s'étend aussi sur les naseaux
et la bouche


Appareil locomoteur




Le cheval possède quatre membres appelés aussi jambes qui se terminent par un pied.

Une comparaison avec l'anatomie humaine permet de comprendre les particularités de cet animal. Le sabot du cheval correspond à un ongle de l'homme et le cheval marche ainsi sur l'équivalent d'un doigt qui remonte jusqu'au boulet. Le canon équivaut à la plante de nos pieds ou à la paume de nos mains, tandis que le genou correspond au poignet et le jarret équivaut à la cheville de l'homme. Le grasset du cheval correspond à notre genou. Tout comme le coude du cheval, il est situé contre le corps du cheval.

Les jambes du cheval peuvent être tendues avec un minimum d'effort grâce à un ensemble de muscles et ligaments appelés stay apparatus. Un petit os, apellé os naviculaire permet au cheval de bloquer ses membres et tenir en position debout sans action consciente. Cette particularité anatomique permet au cheval de passer une partie de son sommeil en étant debout et d'être ainsi plus efficace pour fuir les prédateurs. Il est aussi courant de voir un cheval se tenir sur trois jambes grâce au stay apparatus et d'ainsi reposer un autre membre.

L'aplomb désigne la manière dont un membre est orienté sous le corps du cheval. Cette caractéristique a une influence sur la qualité des allures. Un aplomb à l'arrêt peut être considéré comme correct lorsque les jambes sont à la verticale et dans le cas contraire, il est considéré comme défectueux. En mouvement, un aplomb est de qualité correcte lorsque le cheval marche en ligne, c'est-à-dire que les membres antérieurs et postérieurs sont sur une même ligne.

Le pied est l'extrémité des membres du cheval. Le pied est composé d'un sabot -paroi, sole, fourchette et glômes-, enveloppe cornée, qui entoure des parties vivantes. La paroi correspond à l'ongle d'un doigt humain et provient d'une évolution vieille de 55 millions d'année pendant laquelle les autres doigts se sont atrophiés car l'ancêtre du cheval était passé d'un milieu de vie avec un sol spongieux à un sol dur.

Le pied est une partie fondamentale du cheval, d'où le vieux dicton « Pas de pieds, pas de cheval ». Au galop, tout le poids du cheval repose pendant un court instant sur un pied et plus précisément sur la fourchette, véritable coussinet amortisseur jouant un rôle indispensable entre le squelette et le sol. La paroi, pare choc du doigt, est donc un ongle en croissance permanente de 8 à 20 mm par mois[13]. Dans la nature, le cheval parcours 20 à 40 kilomètres par jour, use ses sabots au même rythme que la repousse.


Locomotion et allures


Pour se déplacer, le cheval mobilise ses membres dans un certain ordre qui permet de caractériser les allures, c'est-à-dire les différentes façons de se déplacer. Les allures sont classées en trois catégories[14] qui sont les allures naturelles, les allures artificielles et les allures défectueuses.

Les allures naturelles sont exécutées d'instinct par le cheval et dont font partie notamment le pas, le trot, le galop, l'amble et le tölt (pour les chevaux islandais en particulier), le reculer et le saut. Les allures artificielles sont acquises par le dressage, comme le passage, issu du trot, le pas d'école, le pas espagnol... Enfin, les allures défectueuses résultent d'une douleur ou d'une mauvaise utilisation du cheval, comme l'aubin du devant (trot des postérieurs et galop des antérieurs), l'aubin du derrière (trot des antérieurs et galop des postérieurs), le traquenard (trot décousu ou désuni par dissociation des bipèdes diagonaux), le galop désuni (galop à droite des postérieurs et galop à gauche des antérieurs, ou vice-versa) et le galop à quatre temps, galop lent qui dissocie le bipède diagonal.

Outre les allures, il existe des mouvements naturels comme les mouvements de défense ou d'attaque que constituent la ruade et le cabrer. Les mouvements sur place sont des mouvements d'école comme le piaffer qui est un trot sur place, la courbette où le cheval se cabre et la croupade où le cheval rue.


Le pas



le trop


Le galop


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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Dim 11 Nov - 17:13

Sens du cheval

Le cheval dispose de cinq sens mais certains évoquent même l'existence d'un sixième sens. Les sens les plus développés sont l'odorat, l'ouïe et le toucher. Animal de proie, le cheval se sert de la finesse de ses sens pour échapper aux attaques de ses prédateurs ou trouver son alimentation.


Vision

Regard d'un FjordLe cheval dispose d'un angle de vue de 340 degrésavec seulement deux angles morts situés exactement devant et derrière lui : sa vision lui permet de voir sur les côtés comme la cravache du cavalier, mais il ne voit pas une main posée directement sur son chanfrein ou si quelque chose lui est présenté au niveau de sa bouche. En contrepartie, les champs de vision de chaque œil ne se superposent que sur une bande étroite à l'avant. Le cheval ne peut donc apprécier les distances que dans cette zone alors que dans les autres zones, il perçoit pour chaque œil une image différente. Cette conformation, courante chez les proies, permet une détection plus aisée des prédateurs.

L'acuité visuelle du cheval est moyenne ou médiocre pour certaines races. Ainsi, 75 % des chevaux de trait sont myopes. En revanche, lorsqu'il a les yeux baissés, le cheval a la capacité de voir aussi bien les objets proches du sol que ceux qui sont lointains grâce à la forme ovale de son cristallin. Il peut ainsi, tout en broutant, surveiller facilement son environnement à la recherche de prédateurs. La vision du cheval possède une fréquence de perception de 20 à 25 images par seconde, contre 15 à 18 pour l'homme. Cette caractéristique entraîne une meilleure faculté à percevoir les mouvements, et donc les prédateurs qui s'approchent.

Le cheval voit bien la nuit grâce au tapetum lucidum, couche réfléchissante qui couvre sa rétine. Présente chez tous les mammifères, elle est bien développée chez le cheval qui possède ainsi une vision nocturne dont les capacités sont proches de celle du chat. La pupille, qui peut s'ouvrir au fur à mesure que la lumière baisse, contribue également à ces performances. En contrepartie, la vision du cheval gère plus difficilement les transitions brusques de luminosité. Certains chevaux devenus aveugles peuvent tout de même vivre à peu près normalement : ils se font aider d'un congénère. Un cheval aveugle fut même champion de France de dressage.


Audition

Le cheval possède une ouïe très fine, capable d'identifier une souris dans la paille à 100 mètres ou de distinguer des sons dont l'intensité ne varie que d'un décibel. Il perçoit des sons sur une plage de fréquence de 6 Hz à 33 500 Hz, ce qui lui permet de ressentir des tremblements de terre avant l'homme ou de percevoir des ultrasons.

Mobilisés par seize muscles, les pavillons auriculaires du cheval sont mobiles, ce qui lui permet de les orienter vers la source d'un son qu'il souhaite analyser. Les deux oreilles sont mobiles de façon indépendantes et il existe une connexion nerveuse entre les muscles des yeux et des oreilles qui confère la capacité d'orienter en même temps les deux organes sensoriels vers un signal qui attire l'attention du cheval. La forme en entonnoir des oreilles est également un facteur d'amélioration de la capacité auditive. Cette dernière est indispensable pour cet animal pour détecter les prédateurs, en particulier pour compenser sa perception visuelle peu utilisable lorsqu'il mange, activité qui constitue pourtant son occupation principale.


Odorat

Sans être aussi fin que celui du chien, le cheval possède un sens développé de l'odorat grâce à des cellules olfactives très sensibles qui tapissent ses larges naseaux. Il est également doté de l'organe de Jacobson au fond de la cavité nasale qui sert à fixer les odeurs pour permettre une meilleure analyse.

Le cheval se sert de son odorat pour trouver de l'eau. Les chevaux des Bédouins peuvent sentir la présence de l'eau cachée sous terre et cette capacité est indispensable dans le désert ou la steppe pour un animal qui boit jusqu’à 40 litres d'eau par jour. L'odorat sert aussi à inspecter les objets inconnus, reconnaître les amis et ennemis, connaître les limites des territoires en sentant les dépôts de crottin et d'urine et pour les étalons, reconnaître une femelle en chaleur à 600 ou 800 m. Les chevaux se flairent le nez et le souffle pour se saluer.

Pour analyser plus finement une odeur, le cheval les enferme dans sa fosse nasale en inspirant profondément, retroussant la lèvre supérieure et en cessant temporairement de respirer tout en relevant la tête. Cette attitude est appelée flehmen.


Goût

Le cheval se sert de ce sens pour reconnaître les aliments. Ces derniers sont différentiés par le goût une fois passé l'étape du flairage. Le goût permet d'identifier les aliments qui sont bons pour leur santé et ceux qui sont néfastes. Ne possédant pas la capacité de vomir, le cheval se doit d'établir correctement son alimentation. A l'état naturel, le cheval est peu attiré par le goût sucré. La fréquentation de l'homme l'a habitué à ce goût.


Toucher

Les chevaux possèdent un sens du toucher qui est variable suivant les parties du corps. Les jambes sont peu sensibles, contrairement à la tête et au dos. Le simple contact d'une mouche peut faire frémir ces parties. Le sabot est insensible car non doté de cellules nerveuses, mais le pied est sensible aux variations de pression, ce qui permet au cheval d'adapter son équilibre à la nature du sol.

Les lèvres sont entourées de poils sensibles appelés vibrisses et comparables aux moustaches du chat. Elles permettent par exemple au cheval de trier les aliments. Les lèvres fournissent également des informations sur la nature de l'objet touché. Les chevaux peuvent se toucher pour le plaisir, en particulier lors de toilettage mutuel. Le cavalier se sert aussi du sens du toucher du cheval pour lui indiquer qu'il a effectué correctement un exercice ou exercer un inconfort via l'utilisation d'une cravache.



Alimentation

Dans la nature, le cheval est exclusivement herbivore et se nourrit d'herbe en majorité. Les chevaux d'écurie mangent des céréales comme l'avoine, l'orge et parfois le maïs, des aliments composés industriels comme les granulés et des fourrages, c'est-à-dire du foin, de la luzerne ou de la paille. Les chevaux en pâturage se nourrissent d'herbe composée de 70 % de graminées et 20 % de légumineuses et 10 % de diverses plantes.

Les chevaux boivent environ 20 à 40 litres d'eau par jour et jusqu’à deux fois plus en été ou pour les chevaux lourds.

Alimentation des chevaux termes techniques les plus importants.

MS ou matières sèches :
C'est la quantité de nourriture que consomme le cheval une fois déduite l'eau que contiennent les aliments. Pour exemple un kilo d'orge contient 86 % de matières sèches donc le cheval consomme 860 grammes d'orge et 140 d'eau.

UFC ou unité fourragère cheval :
C'est une base de calcul pour estimer les besoins alimentaires fourragés d'un cheval. L'unité de base est l'orge qui a donc le coefficient 1. Pour l'exemple une paille de blé a un coefficient de 0,22, il faut donc plus de 4,5 kilos de paille pour obtenir la même quantité d'UFC d'un kilo d'orge.

MADC ou matières azotées digestibles cheval :
elles sont constituée d'acides aminé, petites molécules qui sont les " brique " qui construisent ou réparent la plupart des tissus elles ont essentielles pour le cheval en croissance la jument en début et fin de gestation.
Le vainqueur toutes catégories c'est le tourteau de soja qui contient 386 grammes de MADC pour un kilo en comparaison, l'orge n'apporte que 79 grammes. (attention l'excès de matières azotées peut être néfaste pour votre cheval)

CA ou calcium :
Il constitue 99% des tissus osseux, de plus il joue un rôle dans la coagulation sanguine et dans les phénomènes neuromusculaires. En deux mots pour grandir et rester en forme, il faut du calcium.

PA ou potassium :
Il joue un rôle important dans l'équilibre électrolytique de l'organisme. L'insuffisance de potassium, appelée hypokaliémie, dans le plasma provoque la fatigue de votre cheval.

ZN ou zinc :
Il intervient dans le métabolisme protidique et votre organisme, il contient presque autant de zinc que de fer.

CU ou cuivre :
Encore un élément important pour le métabolisme de vos chevaux



Comportements

Le cheval est un animal grégaire qui vit en harde d'une petite dizaine d'individus composée:

d'un étalon protecteur,
d'environ trois à quatre juments - dont souvent la plus âgée est à la fois dominante et leader (mais pas obligatoirement)
et de leurs petits sur deux ou trois années.
Le leader est l'individu dont les envies coïncident avec les envies des autres individus du groupe, et qui se décide à agir en premier pour satisfaire son envie. C'est du coup souvent la jument la plus âgée qui conduit la harde lors des déplacements puisque son expérience lui permet d'avoir souvent plus d'à propos que les autres.. Il peut cependant y avoir un individu leader par activité (celui qui a en général la bonne idée d'aller vers l'eau, un autre qui pense à se mettre à l'ombre au bon moment, un autre encore qui décide d'aller changer de type d'herbe). Le leadership est totalement indépendant de l'état hiérarchique.

Dans la harde, il existe une hiérarchie de type dominant/dominé, établie généralement en fonction de l'âge des individus, de leur tempérament, etc. La hiérarchie n'est absolument pas pyramidale (sauf exception liée au hasard des individus): si A domine B et que B domine C, alors A ne domine pas forcément C. Cette hiérarchie se stabilise au bout de quelques mois de vie commune, et n'est en général pas ou peu remise en cause (les juments gestantes auraient tendances à gagner un peu en dominance sur les non gestantes, mais ceci est anecdotique). Au sein du groupe, l'ordre et la hiérarchie se maintiennent par des manœuvres d'intimidation, notamment via un langage corporel très développé : le cheval se défend ou se fait respecter des autres par des menaces précédent si nécessaire des ruades ou des morsures.

Jusqu’à l'âge de deux ans environ, les jeunes mâles et femelles restent dans le groupe, puis en partent d'eux-mêmes. Alors plusieurs jeunes mâles se regroupent pour former un troupeau au sein duquel ils s'aguerrissent en jeux puis en combats durant quelques années. Quand ils ont pris assez d'assurance, le plus hardi crée sa propre harde. Pour ce faire, il provoque en duel d'autres mâles et s'il gagne le combat, il « récupère » les femelles du vaincu (à condition qu'elles le trouvent à leur goût), ou encore il peut former sa harde en « volant » simplement des juments à d'autres étalons, pour peu que lesdites juments n'apprécient pas trop leur harde actuelle; enfin, l'arrivée de jeunes juments de deux ou trois ans venant de quitter leur troupeau familial est une autre opportunité pour commencer ou agrandir une harde.

Le cheval a la capacité de dormir debout, mais ce sommeil n'est que très léger. Il n'atteint le sommeil profond (il a besoin d'une heure de ce sommeil par jour) qu'allongé, dans son box ou au sein d'un troupeau. Tous les chevaux d'un même troupeau ne dorment pas en même temps car il y en a toujours au moins un qui veille sur les autres en restant debout. Un cheval couché qui ne se lève pas en présence d'un inconnu ou qui reste couché trop souvent peut éventuellement être malade. D'autres comportements peuvent être notés de manière générale:

Un cheval effrayé prend automatiquement la fuite. Il n'attaque pas, ou très rarement. Les étalons ou les entiers parfois très nerveux peuvent attaquer l'homme.
Le cri du cheval est le hennissement. Différentes formes de hennissement existent.
Le cheval piaffe s'il effectue un trot sur place. Ce comportement est un signe de nervosité ou d'extrême excitation. Ce mouvement est exploité en dressage de façon très cadrée.
Le cheval s'ébroue s'il expire bruyamment en secouant la tête.


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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Dim 11 Nov - 17:36

IV. L'anatomie





L'anatomie du cheval a été étudiée tôt par l'homme car ce dernier a cherché à comprendre le fonctionnement du cheval pour mieux l'utiliser. Un des premiers ouvrages sur l'anatomie du cheval est celui de Carlo Ruini en 1598.


Squelette

Le squelette est composé de 205 os et représente environ 8 % de la masse d'un cheval. Il supporte les parties molles du corps, joue le rôle de structure et protège les organes vitaux. La colonne vertébrale se compose de 54 os tandis que la boîte cranienne en possède 34. Le cheval a 18 paires de côtes.

Le système squelettique est maintenu par des ligaments et des tendons. Les premiers relient les os entre eux tandis que les tendons assurent la liaison entre l'os et le muscle. Au niveau des articulations se trouvent les membranes synoviales qui contiennent le liquide synovial servant de lubrifiant naturel. Les autres parties de l'os sont entourées du périoste.



Dentition


Denture de profilUne jument possède trente-six dents, avec pour chaque mâchoire six incisives, six pré-molaires et six molaires. Le cheval mâle possède deux canines supplémentaires par mâchoire et appelés crochets. Ces canines sont un héritage de l'eohippus, ancêtre omnivore du cheval. (Certaines juments possèdent également ces crochets, il s'agit de juments bréhaignes. On dit qu'elles sont stériles.) Entre les dents de devant et les molaires se trouve un espace édenté appelé barre. À cet endroit repose le mors du filet.

La denture définitive est acquise à l'âge de six ans environ. Les dents du cheval sont en croissance permanente, ce qui lui permet de manger des plantes abrasives comme l'herbe ou les graminées. Dans la nature, l'usure due à la mastication compense la pousse des dents. Elle permet aussi de connaître l'âge de l'animal jusqu’à ses douze ou treize ans.


Système cardiaque

Le cœur, muscle viscéral strié, pèse de 3 à 5 kg chez un cheval de 500 kg. La masse musculaire dépend de son entraînement. Sa fréquence cardiaque est de 30 à 40 battements par minute au repos, à 220 battements lors de grands efforts.


Système respiratoire

La capacité du poumon d'un cheval est d'environ 12 litres. Ses grands naseaux permettent de prendre d'importantes quantités d'air. Sa fréquence respiratoire va de 10 à 15 cycles par minute au repos à 70 cycles après cinq minutes de galop. À cette allure, le cheval cale ses inspirations et expirations sur le rythme des battues.


1: sinus frontal
2: pharynx
3: larynx
4: bronche
5: bronchiole
6: alvéoles
7: poumons
8: trachée
9: bouche
10: cavité nasale
11: sinus maxillaire inférieure
12: sinus maxillaire supérieur
13: poche gutturale

Appareil digestif

L'appareil digestif commence par la cavité buccale, où les dents ont une grande importance.
Un défaut de mastication peut être à l'origine d'une mauvaise digestion (les aliments ingérés seront mal digérés).
Pendant la mastication, les aliments sont mélangés à la salive qui contient des principes actifs pour la digestion.
La mastication et la salive jouent donc un rôle important dans la transformation de l'aliment en bol alimentaire.
Suivant le type d'aliment mastiqué, la sécrétion salivaire est plus ou moins abondante.
le foin, par exemple, nécessite 4 fois son poids de salive pour être dégluti.
Il faut savoir également que la mastication stimule la motricité de l'estomac.

Le bol alimentaire descend dans l'œsophage (1.50 m de long), qui est muni d'une musculature puissante, afin de permettre, si le système alimentaire se bloque, d'entretenir des spasmes ou des contractures douloureuses, et, arrive dans l'estomac.

Au début de l'estomac se trouve le cardia.
C'est un sphincter puissant qui relie l'estomac à l'œsophage et qui empêche le cheval de régurgiter (vomir).
Il existe donc, des risques de dilatation ou de surcharge.
L'estomac est petit et ne peut contenir que 15 à 18 litres d'aliments.
Son volume est susceptible de s'élever légèrement par adaptation à des régimes encombrants.
Il ne se remplit qu'aux deux tiers (10 à 12 litres) et se vidange au fur et à mesure de la consommation des aliments.
Les repas doivent donc être nombreux et peu volumineux.

Le volume de la sécrétion gastrique est peu important et à cause d'un pH peu acide, donc peu stérilisant, il existe une flore microbienne intrastomacale.
Une fraction des aliments plus ou moins importante transite vers le duodénum.
Les derniers bols alimentaires bénéficieront d'un séjour stomacal prolongé de l'ordre de 6 à 8 heures.



La digestion

-La digestion gastrique

L'aliment peut faire varier la flore microbienne de l'estomac et entraîner l'apparition d'affections, comme par exemple, des rations riches en céréales stimuleraient l'apparition de gastrite (acidoses ).

La digestion gastrique ne se fait que sur la dernière fraction d'un repas volumineux, c'est-à-dire sur environ 10 litres (2 kg de foin ou 4 kg d'aliments). >4 KG d'aliments granulés = 6.15 l, floconnés = 9 litres !

Il convient donc de limiter les quantités d'aliments pour permettre la digestion gastrique dans l'estomac, ce qui améliore par la suite la digestion dans l'intestin grêle.

En règle générale, on donne donc les fourrages (foin) avant le repas afin de permettre une rétention stomacale.

Les céréales aplaties, l'avoine, le maïs et les carottes entraînent une augmentation de la production du suc gastrique alors que l'inverse se produit avec l'avoine entière et le foin.

Le suc gastrique, riche en pepsine et en acide chlorhydrique, assure le début de la digestion des protéines.

La digestion des protéines commence à s'effectuer dans l'estomac
La cellulose subit un début de digestion
Les matières azotées subissent un début de transformation ( facilite la digestion intestinale)
La digestion des glucides est très limitée
La digestion des matières grasses et minéraux est nulle
La durée du transit dans l'estomac est de 3 à 9 heures.

L'estomac a un rôle digestif peu important.

Son fonctionnement est un régulateur du transit intestinal déterminé par la digestion des glucides hydrolysables et des protéines dans l'intestin grêle.

En raison de la faible acidité gastrique, les proliférations microbiennes ne sont pas inhibées.

Le cheval est donc sensible aux contaminations microbiennes des aliments.

L'intestin grêle



Il est très développé: sa longueur est de 16 à 24 mètres et son diamètre de 2 à 3 cm.
Il est suspendu dans la cavité abdominale par le mésentère, long d'une cinquantaine de centimètres, ce qui lui confère une grande mobilité et la possibilité d'aller se loger un peu n'importe où.
Sa musculature est importante, particulièrement au niveau de l'iléum.
Il est recouvert intérieurement par une muqueuse jaunâtre qui a de nombreuses villosités.
La paroi de l'intestin grêle est soumise à des variations de tonus au niveau du duodénum.
La motricité intestinale est surtout réglée au niveau du jejuno-iléon.
La muqueuse de l'intestin est sensible à l'adrénaline et provoque des contractions atypiques de l'épithélium de l'intestin grêle, ce qui explique, d'une part, que les troubles de la digestion entraînent des coliques.
L'intestin grêle a un rôle de transit, il fait progresser les matériaux cellulosiques.
Il n'est jamais au repos, sauf si la diète est supérieure à douze heures, et l'on comprend que tout changement alimentaire peut désorganiser le transit pendant 2 à 3 jours.
Son activité de digestion est plus chimique que microbienne, bien qu'il soit légèrement colonisé par des bactéries.
Elle permet la dégradation des lipides et des protides et leur absorption.
Le taux de glucides solubles, disparaissant de l'intestin grêle, est d'autant plus grand que le régime est riche en fibres.
Le rapport, fourrage/concentré, a donc une influence importante sur le transit et l'absorption.
La muqueuse intestinale secrète également des ions et du bicarbonate.


-La digestion enzymatique

40 litres de salive et 10 à 30 litres de suc gastrique se déversent par jour dans l'intestin grêle.

4 à 7 litres de bile par jour se déversent dans le duodénum.

Le cheval n'a pas de vésicule biliaire et la bile est sécrétée en continu.

La sécrétion pancréatique

Elle est continue et s'accroît(environ 7 litres) dans les 3 heures qui suivent le repas.

La digestion enzymatique de l'amidon cru est très limitée et risque d'être submergée lors d'une trop grande ingestion ou trop peu fractionnée de céréales ou de concentrés.

La sécrétion intestinale

Les sucs gastriques (5 à 7 litres) apportent une quantité importante d'enzymes qui dégradent les glucides intra-cellulaires, les protides et les lipides.

Cela fournit au cheval des aliments nutritifs énergétiques.

Les amidons cuits sont mieux digérés que les farines crues.

La plus grande partie des glucides hydrolysables et des matières azotées est digérée dans l'intestin grêle lorsque leur temps de séjour y est suffisant et que la proportion de fourrages est faible.

Les protéines sont digérées principalement dans l'intestin grêle pour les deux tiers d'entre elles en produisant des acides aminés (les protéines de fourrages sont digérées de façon incomplète).

Plus les aliments séjournent dans l'estomac, plus les protéines sont bien digérées dans l'intestin grêle.

On suppose que la digestion des protéines des aliments est de l'ordre de:

80 % pour les céréales et les tourteaux

60 à 70 % pour l'herbe

60 % pour la farine de luzerne déshydratée

30 à 45 % pour les foins selon leur stade de végétation

L'extractif non azoté

Ces sucres élémentaires sont largement digérés dans l'intestin grêle, dans la mesure où ils sont constitués de glucides facilement hydrolysables par voie enzymatique.

95% de l'amidon disparaît avant d'atteindre le cæcum, à condition que l'aliment soit distribué en quantités ajustées aux besoins d'entretien.

La digestibilité de l'amidon varie en fonction des sources alimentaires.

Les matières grasses

Elles sont très bien tolérées.

Les huiles végétales notamment de maïs ou de tournesol sont appâtantes et très bien assimilées.

Les minéraux

Ils sont bien absorbés dans l'intestin grêle, sauf le phosphore(P) où l'absorption se fait partiellement à la fin de l'intestin grêle.

Quant au calcium (Ca), il se fait dans la partie antérieure, avec une digestibilité voisine de 70% (plus faible dans le cas de la luzerne car son calcium est sous forme d'oxalate insoluble).

Le magnésium(Mg), sodium(Na), potassium(K), et les oligo-éléments sont absorbés tout au long de l'intestin.

Le phosphore

Il est surtout absorbé dans le colon et a une digestibilité proche de 58%.

Les vitamines

Elles sont absorbées mais la transformation du carotène en Vit.A est réduite à cause de la rapidité du transit des fourrages.


Dernière édition par le Dim 11 Nov - 19:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Dim 11 Nov - 18:55

V.Reproduction



Le flehmen peut être souvent observé chez les entiers lorsqu'ils sont proches d'une jument en chaleur. Lorsqu'ils sont en liberté, les mâles dominant vivent avec un harem, relégant les autres mâles à l'état de spectateur. Les batailles entre mâles pour la domination du troupeau peuvent être violentes, mais sont très rarement mortelles.

En captivité, la fécondation se fait de plus en plus souvent par fécondation artificielle en sperme congelé. Cette technique permet aux éleveurs de disposer facilement d'un large choix de géniteurs mâles pour leurs poulinières. Dans la nature, les poulains naissent en général au printemps. Pour des raisons économiques, les éleveurs recherchent une naissance plus précoce au début de l'année et parviennent à déclencher des chaleurs en jouant par exemple sur l'intensité de l'éclairage. La durée de la gestation est en moyenne de onze mois (310 à 360 jours) et la jument ne donne naissance qu'à un seul poulain à la fois sauf exception. Ce processus est appelé le poulinage et il est dit que la jument pouline. À la naissance, le poulain pèse environ une quarantaine de kilogrammes et son poids double au cours du premier mois. Le poulain sait marcher moins d'une heure après la naissance et dispose de la vision dès la naissance. Le poulain devient adulte entre deux et cinq ans suivant la race à laquelle il appartient. Certaines sont plus précoces que d'autres.

Gestation : Préparation à la fécondation

Avant la fécondation , la jument doit être en poids stabilisée ou ascendant si celle-ci est maigre.
Il importe d'éviter toute sous alimentation en surestimant par exemple la consommation au pâturage de même que la valeur des fourrages.
Une légère suralimentation " Flushing " avant la saillie favorisera la fécondation.
Il faudra néanmoins éviter tout embonpoint.

Durée

La durée de la gestation varie en fonction des races ( variabilité génétique ) ainsi qu'en fonction du sexe du poulain.
Les mâles sont portés en général par les juments 3 à 4 jours de plus que les femelles.
Un effet saisonnier intervient également avec un allongement de la gestation pour les juments qui poulinent de mars à mai par rapport à celles qui poulinent d'août à septembre.
La gestation est de 11 mois environ soit 340 jours en moyenne avec des écarts de 310 à 365 jours.

Début de la gestation

La jument ( type selle Français : 500 kg ) sera alimentée sans excès jusqu'au 8° mois de gestation.
Ses besoins se situent à 4.5UFC et 400 gr. De MADC ( matière azotée digestible cheval ) par jour. Ceux-ci seront couverts par une ration journalière de 5 à 6 kg de foin de pré et de 2.5 à 3 kg d'aliment granulés ou floconnés dosant 11 à 12% de protéines brutes et 0.70 à 0.75 UFC.
Ces apports seront ajustés si la jument est à l'herbe et que la valeur nutritive de celle-ci est significative.
Beaucoup d'éleveurs ont tendance à suralimenter à ce stade de début de gestation.
Contrairement à la fin de gestation ou le poulain est nutritionnellement prioritaire par rapport à sa mère. Durant le début de gestation , la jument n'a pas de besoins spécifiquement supérieurs à ceux liés à l'entretien.

Nous constatons qu'une légère augmentation des besoins doivent être couverts durant les dernières semaines avant le poulinage.
La jument " fabrique " les 2/3 du poids du fœtus durant les 3 derniers mois de la gestation.

Risques liés à la sous-alimentation

Cette légère augmentation de la ration permettra d'éviter une perte d'état lié au déficit d'appétit constaté durant cette période de même que la garantie d'une lactation optimum.
En effet toute sous alimentation aura pour conséquence d'entraver le développement du poulain, de mal préparer la future lactation, de contrarier la production d'immunoglobulines assurant la production d'un colostrum de qualité ainsi que la relance de la fonction ovarienne conditionnant une involution utérine rapide , des chaleurs précoces et une future fécondation réussie.

Risques liés à la suralimentation

Durant cette période de fin de gestation la suralimentation reste très fréquente même avec un faible appétit de la jument.
Un des risque majeur est d'augmenter le poids du poulain et de ce fait provoquer un poulinage difficile et dangereux avec risque de rupture des artères utérines , blocage de la parturition, déchirures vulvaires, métrite, fourbure et naissance d'un poulain plus fragile.
Une autre risque est de pénaliser la future lactation par infiltration de graisse dans la mamelle et une plus faible adaptation des mécanisme hormonaux retardant les chances d'une fécondation précoce.

Début de la lactation

Les besoins sont particulièrement élevés durant les trois premiers mois de la lactation.
Beaucoup trop d'éleveurs sous estiment cette réalité et de ce fait réduisent les chances d'une lactation et d'une fertilité maximum en pénalisant leur rentabilité économique.

Risques liés à la sous-alimentation

Les déficits en énergie et en protéines sont particulièrement préjudiciables pour la jument et entraînent une diminution de la production laitière, des poulains chétifs à la naissance, une inhibition des glandes hormonales, une diminution de l'activité ovarienne, des résorption embryonnaire et une perte d'état général de la jument.
Les rations hivernales à base de foin de pré et de céréales sans correction azotée prédisposent fortement aux risques cités. L'idéal étant de distribuer des aliments spécifiques à l'élevage dosant au minimum 15 à 16 % de protéines brutes et 0.85 à 0.90 UFC par kilo d'aliment.
L'énergie contenue dans ces aliments sera en général apportée par des lipides d'origine végétale. Cet apport d'acides gras essentiels fournira de l'énergie concentrée sous un faible volume et favoriser le maintien de l'état corporel, évitera les retards d'oestrus, la non fécondation et la mortalité embryonnaire.

Risques liés à la suralimentation

La suralimentation est en général assez rare. Il s'agit plutôt de ration excédentaires en céréales qui vont déséquilibrer le ration CA/P, de même que des apports excessifs d'amidon qui vont favoriser les dépôts de graisse au niveau de la mamelle et entraver la lactation.
Dans les cas de distribution anarchique de protéines comme avec du soja ou des quantités d'aliments azotés trop abondantes, nous constaterons une baisse de la fertilité par surcharge hépatorénale qui conduira à un déséquilibre hormonal.
Cet excès de protéines contribuera à la production d'amines et de toxines qui perturberont fortement la flore intestinale ainsi qu'augmenter le risque de mortalité embryonnaire.

Déséquilibre minéral - Oligo-éléments

Les rations riches en céréales en début de lactation vont entraîner des excès de phosphore (hyperphosphorose) qui vont perturber l'assimilation des oligo-éléments de même que celle du calcium.
Un déficit en calcium bien qu'ayant un rôle plus restreint favorisera l'infécondation ainsi que les problèmes liés à l'involution utérine.
Un déficit en phosphore provoquera des difficultés de fécondité, des chaleurs espacées, discrètes voir absentes.
Des carences en manganèse et de zinc provoqueront des retards d'oestrus et des absences de chaleurs.
Des carences cumulées de zinc et de cuivre favoriseront des problèmes de fertilité, de malformations fœtales, de poulains chétifs de même que d'ostéochondrose (déformation ostéocartilagineuse), les carences en cuivre sont assez fréquentes.
Le cobalt n 'a pas d'effet direct sur la reproduction mais agit en tant que précurseur de la vitamine B 12 dont la carence favorisera les anomalies fœtales.
Le sélénium joue un rôle sur la fertilité et prévient la myopathie du poulain.
L'iode intervient dans l'activité ovarienne, la synthèse des hormones thyroïdiennes et sa carence favorisera les avortements et les poulains goitreux.

Les vitamines

La vitamine A joue un rôle important au niveau de la reproduction.
Elle agit sur l'apparition des chaleurs, l'élaboration de la progestérone, facilite la ponte ovulaire, la nidation de l'embryon et la rétention du placenta.
En fin d'hiver des carences sont fréquentes par oxydation du carotène dans le foin, par mauvais fanage ( pluies ) ainsi que durant les années sèches par destruction du carotène par les ultra-violets.
La vitamine D améliore l'assimilation du manganèse et du zinc. Si les juments sont en stabulation à l'abri des rayons solaires , il conviendra d'apporter aux juments entre 8000 et 10 000 UI par jour et par jument.
La vitamine E a un rôle sur la synthèse des hormones sexuelles, sur la fertilité en général .

Autres risques

Il faudra veiller à ne jamais distribuer de foin moisi ( champignons ) de même que de sortir l'hiver les juments trop tôt sur des prairie gelées ( givre ) ce qui aura de grandes chances de conduire à des avortements.

Rationnement pratique

Juments vides :

-ration d'entretien
-pâturage
-foin
-aliment type : 10.5 à 11.5% de protéines brutes et 0.70 à 0.75 UFC

Préparation à la gestation

-veiller à l'état corporel
-jusqu'au 8° mois : 4.5 UFC - 400 g MADC
-8° et 9° mois : 5 à 5.5 UFC - 400 g MADC
-10° mois : 5.5 à 6 UFC - 460 g MADC
-11° mois : 5.8 à 6.5 UFC - 500 g MADC
-les 2/3 du poids du fœtus au cours des 3 derniers mois
-une jument de 500 kg doit avoir gagné 13% de poids en fin de gestation : Ø 65 kg

le placenta et le liquide amniotique représentent : 15 à 20 kg

PRIVILEGIER DES ALIMENTS ELABORES SPECIFIQUES " ELEVAGE " QUI CONTIENNENT : 15 à 16% de PROTEINES BRUTES / KG. Et 0.85 à 0.90 UFC.
distribuer des fourrages de qualités ( foin de pré )

La lactation

-Pic de lactation : 2 MOIS ½
-15 à 18 l / jour ( type selle )
-1500 à 2000 j / lactation
-juments lourdes : 20 à 25 l / jour

composition du lait

-105 g de matière sèche / litre
-20 à 22 g de protéines
-13 à 15 g de lipides
-4.5 g de minéraux dont 1 g CA et 0.7 P
-environ 600 KCAL / litre ( vache : 750 )
-1 litre de lait produit = 0.27 à 0.30 UFC

Besoins nutritifs : lactation

-ils doublent pratiquement au cours des 3° mois de la lactation
-> 9 à 10 UFC / jour
-> 950 g MADC : 1° MOIS
> 750 à 800 g MADC : 2° et 3° MOIS
-matière sèche : 12 à 14 kg le 1° mois puis 10 à 13 kg les 2° et 3° mois
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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Dim 11 Nov - 19:14

VI. Le cheval et l'Homme




Historique de l'utilisation du cheval



Mosaïque romaine d'une course de char, Sicile, IIIe/IVe siècle Article détaillé : Domestication du cheval.

Antiquité
En Europe, les Grecs, Romains et Byzantins utilisaient le cheval pour la guerre, les communications, le transport mais aussi les courses de chars. De leur côté, les Celtes vénéraient Épona, déesse des chevaux, dont le culte nous a été transmis du fait de son adoption par les troupes équestres romaines.

Au Moyen-Orient, les Bédouins élevaient les pur-sang arabes, chevaux du désert, robustes et élégants. Les Perses inventèrent le polo. Lorsque les Hyksôs envahissent l'Égypte au XVIIe siècle av. J.-C., les Égyptiens n'utilisaient les chevaux que pour des tâches civiles. La cavalerie, qui fera la puissance des pharaons du Nouvel empire, était alors du côté de l'ennemi et sera un facteur déterminant dans la défaite égyptienne.

En Afrique, la cavalerie numide fut une unité importante des armées carthaginoises lors des guerres puniques.

En Asie, le plus ancien char hippomobile à nous être parvenu intact provient de la tombe de l'empereur chinois Wu Ding, mort en 1118 av. J.-C. Le cheval était peu utilisé comme animal de trait dans l'agriculture mais les Chinois seraient à l'origine du collier d'épaule. Ils utilisèrent l'étrier au VIe siècle av. J.-C., la cavalerie formant le gros des troupes chinoises. Le cheval (馬) sert de moyen de transport et de communication (coursier). Quand le jeu de polo perse arriva à la cour de l'empereur, tout le monde s'en éprit. Les Chinois ne faisant pas d'élevage permanent des chevaux, ces derniers restaient un produit de luxe importé du Moyen-Orient.

Au Japon, le cheval servait d'animal de combat, de coursier et de transport de marchandises, mais dans ce dernier cas il était guidé par des hommes à pied, ce qui limitait son potentiel. Des peuples d'Asie ont développé une unité militaire originale qui est l'archer à cheval.


Moyen Âge

En Europe, la chevalerie se développa. Indépendamment de la race, le palefroi désignait un cheval de parade au Moyen Âge, le destrier un cheval de guerre et la haquenée était un cheval de monte féminine.

Richard Cœur de Lion importa les premiers Pur-sang arabes. Le cheval n'était pas consommé pour sa viande car l'Église l'interdisait.

Le cheval était un animal à part car il servait de monture aux aristocrates et parce qu'il était très coûteux (35 livres tournois en moyenne en France au milieu du XIVe siècle). Le cheval exigeait également une nourriture abondante et de qualité comme l'avoine ou le foin.

À partir du XIIe siècle, son usage s'est répandu pour tirer la charrue en France septentrionale. Grâce au collier d'épaule, il offrait au paysan une puissance et une rapidité supérieures à celle du bœuf.

Au Moyen-Orient, les chevaux ont porté l'Islam jusqu'aux portes de l'Orient.

En Asie, la cavalerie était la principale force des armées mongoles et tatars.

Autre exemple, La Tapisserie de Bayeux (photo ci-contre), est une admirable broderie qui présente notamment 202 chevaux, et nous renseigne sur cette période où les chevaux étaient encore principalement utilisés pour se battre.

Le cheval était un animal indispensable du Moyen-Âge, tant utilisé pour la guerre, que pour l'agriculture.

Conquête du Nouveau Monde et post-Renaissance

En Amérique, les premiers colons espagnols réintroduisirent le cheval, arabe et andalou, dans les deux continents américains. L'espèce y avait alors disparu depuis plus de huit millénaires. En 1519, Les conquistadores de Hernán Cortés, amènent avec eux onze chevaux et six juments[36], dont deux avaient une robe pie et cinq autres une robe tachetée. Ils étaient les premiers ancêtres des mustangs, ces chevaux retournés à l'état sauvage et qui ont une robe tachetée pour la plupart. Le fait que les Amérindiens n'aient jamais vu ces bêtes aida les conquistadores à se faire passer pour des divinités et à remporter ainsi de nombreuses batailles. Cortez aurait déclaré : « Nous devons notre victoire à Dieu et à nos chevaux ».

Le cheval se répandit alors rapidement sur ces terres, principalement en Amérique du Nord. À la période de la conquête de l'Ouest, plusieurs centaines de milliers de chevaux sauvages sont répartis à travers le continent. Au XVIIIe siècle, les Amérindiens élevèrent de grandes hardes de chevaux dont le nombre total dépassa les cent cinquante mille individus. À partir de ces mustangs dressés émergèrent les palominos. Les Indiens Nez-Percés opérèrent également des sélections à partir des mustangs pour obtenir l'appaloosa.

En Europe, les Anglais croisèrent des chevaux pur-sang arabes et barbes avec des espèces indigènes pour créer les pur-sang anglais, race de cheval de course.

Époque napoléonienne




Napoléon avec ses généraux


Les chevaux ont eu un rôle indispensable dans les conquêtes napoléoniennes. Les pur-sang arabes étaient les chevaux de choix pour la cavalerie des troupes. Par le biais des campagnes de l'empereur, ce type de cheval s'est retrouvé en Europe de l'Est et en Russie.

Entre 1800 et 1815, Napoléon, cavalier au style peu académique mais résistant et intuitif, possédait 1 730 chevaux réservés à sa monte personnelle. Le Vizir, petit arabe gris d'1,35 m, son plus célèbre cheval, a été empaillé et se trouve exposé en 2006 au Musée de l'armée des Invalides.


Dans la culture

Arts et Lettres



Le cheval est très représenté en art, tant en peinture qu'en statue.
La plus grande statue est celle du Cheval de Léonard.


Peinture


Cheval effrayé d'Eugène Delacroix

Les équidés représentés sur les peintures murales (comme ceux de la Grotte de Lascaux) par les hommes durant la préhistoire ne sont pas de cette espèce. De nombreux peintres se sont pris de passion pour le cheval. Quelques peintres fort connus ont célébré l'animal : en 1812, Théodore Géricault et son Officier chasseur à cheval, Eugène Delacroix et ses Chevaux arabes de battant dans une écurie en 1860, Auguste Rodin et Le cheval en 1864.


Poésie
L'art poétique n'a aucunement oublié l'animal. On trouve le cheval chez Paul Verlaine, dans les Chevaux de bois (Bruxelles II ), ou Paul Fort et sa Complainte du petit cheval blanc, ou Jacques Prévert et son Cheval Rouge.


Chansons
Quelques chansons, dites populaires, ont glorifié le cheval : Stewball, d'Hugues Aufray, Le petit cheval de Georges Brassens, Saucisson de cheval n°1 de Boby Lapointe, La Ballade Du Cheval Mallet, de Tri Yann, Le cheval de Jacques Brel, ...


Photos
Robert Doisneau appréciait beaucoup l'animal en question. Il photographia, en 1942, un cheval qui avait glissé sur le verglas et qui n'arrivait plus à se relever : Le cheval tombé.


Statue équestre


Statue de Louis XIV au Château de Versailles Article détaillé : statue équestre.
L'intérêt militaire du cheval a donné un genre d'art particulier : la statue équestre, qui représente de manière hagiographique un chef d'État, un chef militaire ou un héros. De par sa nature, elle ne peut être que très difficilement réalisée en pierre, le bronze est donc nécessaire, mais même dans ce métal, sa réalisation tient de la prouesse.

De manière anecdotique, il existerait une règle tacite tendant sans doute plus de la légende urbaine et, dans les faits, peu suivie, qui permettrait de déterminer les conditions de la mort du cavalier : lorsque le cheval a les deux jambes avant levées, son cavalier est mort au combat, tandis que lorsque seule une jambe avant est levée, le cavalier est mort à la suite de ses blessures au combat. Si les quatre jambes touchent terre, le héros est mort naturellement.

La plus ancienne encore intacte est celle de Marc Aurèle à Rome.




Citations célèbres
De nombreux proverbes font référence au cheval.

« La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite... » (Buffon, 1754)
« Mon royaume pour un cheval » (Shakespeare)
« L'homme n'aura jamais la perfection du cheval » (Spinoza)
« Pour parler à un cheval, il n'y a pas besoin de mots. C'est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves... » (Bartabas)
« Être heureux à cheval, c'est être entre ciel et terre, à une hauteur qui n'existe pas. » (Jérôme Garcin)
« Sans mors, sans éperon, sans bride, partons à cheval sur le vin pour un ciel féerique et divin ! Nous fuirons sans repos ni trêve, vers le paradis de mes rêves ! » (Charles Baudelaire)
« Un animal dangereux aux deux bouts, inconfortable au milieu » (Winston Churchill)

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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Dim 11 Nov - 19:16

ouf!!!! je crois que j'ai enfin fini, enfin j'espere car c'est long il y a tellement de chose a dire, je le completerai plus tard

ah en faite j'en suis a mon 800 messages!!!!!

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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Lun 12 Nov - 20:41

waw bah rien qu'a voir les images ca doit etre bien!^^
beau travail mais c'est long lol!
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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Mer 14 Nov - 19:08

c'est clair mais il y a tellement a dire sur les chevaux que j'ai du oublier des choses!!!!

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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Mer 14 Nov - 19:18

oui mais c'est deja bien et ong comme ca xD lol!
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MessageSujet: Re: [Généralités sur le Cheval]   Mer 14 Nov - 19:32

ouai lol

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